Point d’étape sur le chantier du musée de Picardie à Amiens

Point d’étape sur le chantier du musée de Picardie à Amiens

 

Le musée de Picardie est en travaux jusqu’à l’automne 2019. Les murs de l’extension contemporaine se montent et le pavillon Maignan, entièrement vidé, va être emballé.

Point d’étape sur le chantier du musée de Picardie à Amiens-Courrier Picard 09-01-18

Entièrement démontée, la maison Moitié, qui fut le logement de fonction du directeur du musée de Picardie, est en cours de remontage à quelques mètres de là où elle se trouvait. «  Elle sera le premier élément du chantier livré d’ici quelques semaines  », annonce Laure Dalon, la directrice des musées d’Amiens Métropole.

L’entreprise abbevilloise Charpentier PM, qui a déjà travaillé sur le chantier de rénovation du moulin Passe-Avant ou celui, toujours en cours, de la nef sud de la cathédrale, est intervenue sur les soubassements en pierre et les pignons. Et c’est l’entreprise Asselin, basée à Thouars dans les Deux-Sèvres, qui est chargée de la rénovation des boiseries sculptées de la façade et de leur réinstallation en ce moment.

« Dans un mois, nous allons installer un échafaudage et un parapluie au dessus du pavillon Maignan »

 

Le gros chantier de rénovation-extension du musée de Picardie va «  redonner une visibilité  » à cette maison du XVIIe siècle qui servait de salle de pose à l’équipe technique. Déplacée et un peu agrandie dans ce qui sera un jardin lapidaire, côté rue Jules-Lardière, elle trouvera «  un usage qui reste encore à définir  », précise encore Laure Dalon.

À l’arrière du musée lui aussi, le pavillon Maignan a lui aussi été vidé. Il ne reste plus aujourd’hui que l’enveloppe de briques rouges et jaunes, « qui doit être entièrement nettoyée », de ce qui était jusque-là le PC sécurité et l’atelier menuiserie. «  Dans un mois, nous allons installer un échafaudage et un parapluie au-dessus du toit  », explique Michel Danel, de la société PM Charpentier, qui intervenait mardi 9 janvier à l’occasion d’un Envers du chantier, rendez-vous mensuel mis en place par le musée pendant toute la durée de ce vaste chantier qui va durer jusqu’en 2019.

L’objectif de l’opération est de démonter la couverture actuelle du pavillon, construit entre 1910 et 1927 pour abriter la collection léguée au musée par le peintre Albert Maignan. Le cabinet d’architectes Frenak et Jullien chargé du chantier ont prévu à la place un toit terrasse végétalisé au-dessus de ce qui sera désormais l’entrée principale du musée. Les visiteurs entreront désormais de plain-pied dans de ce qui était depuis la fin de la Seconde guerre mondiale le PC sécurité et l’atelier menuiserie du musée. La livraison du chantier du pavillon Maignan n’est pas prévue avant 2019. Parce que la nouvelle entrée communiquera avec la rotonde réalisée par le plasticien américain Sol LeWitt.

Rue Puvis-de-Chavannes encore, la dalle de l’extension contemporaine est coulée, et les murs en béton, préfabriqués en usine, se dressent rapidement.