Le chantier du centre de conservation des œuvres du Louvre bien lancé, à l’abri des regards

Une pose de première pierre en décembre dernier, un début du chantier le 2 janvier et une livraison attendue à la fin août 2019. La construction du centre de conservation du Louvre est lancée derrière les hautes palissades.

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On a rarement vu un chantier aussi sécurisé, aussi barricadé. À tel point qu’excepté par les petites ouvertures aménagées pour les regards des curieux, il est difficile de savoir ce qui se passe vraiment du côté du parking Jaurès – rue du Berry. Et pourtant, que de changement depuis la pose de la première pierre, le 8 décembre dernier et le lancement effectif des travaux de construction le 2 janvier.

Le terrassement est quasiment terminé sur l’ensemble de la parcelle (54 000 m2) et les premiers poteaux qui soutiendront la structure sont plantés. «  Les plus proches du musée mesurent 3,5 mètres ; à l’extrémité, vers la rue du Dr-Piette, ils atteindront les 12 mètres de haut !  », confie, enthousiaste, Brice Mathieu, le directeur du bébé à naître. On se souvient que la particularité architecturale de l’édifice est d’épouser la pente du terrain. À tel point qu’on aura l’impression que la toiture végétalisée est la continuité du jardin du Louvre-Lens déjà existant.

Jusqu’à 200 ouvriers sur le terrain au pic du chantier

Ce qu’on voit également émerger du terrain, ce sont les doubles murs latéraux qui cacheront du regard toutes les installations techniques : ventilation, climatisation, générateurs… Aujourd’hui, une trentaine d’ouvriers sont sur le terrain. Ils seront jusqu’à 200 au moment du pic du chantier.

La livraison est prévue dans le courant de l’été 2019 (on vise la fin août). Le transfert des œuvres débutera dans la foulée et pour une durée d’un an. Le centre de conservation du Louvre sera alors pleinement opérationnel vers la fin de l’année 2020.

En décembre, lors de la pose de la première pierre, Jean-Luc Martinez, président-directeur du musée du Louvre, avait légitimé la réalisation de ce projet en rappelant la «  nécessité de mettre à l’abri des crues de la Seine les trésors nationaux  », évoquant également «  l’évidence territoriale  » du choix d’implanter ces réserves à Liévin, pour confirmer «  l’ancrage du Louvre dans le bassin minier. »

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EN CHIFFRES

- 50 000 m2 , c’est la surface de la parcelle. 40 000 m2 serviront à proprement parler au projet (les 10 000 autres seront restitués à la collectivité). 9 600 m2 seront dédiés au stockage des œuvres.

- 320 000 œuvres arriveront à Liévin et seront ainsi mises à l’abri des crues de la Seine.

- 60 M € sont investis dont une grande partie par l’État (35,6 M€, dont 33,1 M€ par le musée du Louvre et 2,5 M€ par le Ministère de la culture) ; l’Europe via le Feder apporte 18 M€, la Région finance pour 5 M€. Avec un mécénat à hauteur de 1,4 M€ l’enveloppe est complète.

 

Emmanuel Crépelle pour La Voix du Nord |